ON DEMENAGE

Parce qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, et que nous avons reçu des suggestions en ce sens, on prend nos cliques et nos claques et on déménage dès maintenant au 

http://dupontboudreault.wordpress.com/

Faites-nous savoir ce que vous pensez du changement au dupontboudreault@gmail.com

Cette dernière semaine a marqué le retour de deux concours canadiens très populaires sur les ondes du petit écran. Star Académie 2012 et Kraft Hockeyville 2012. Une émission couronnera une jeune starlette de la chanson alors que l’autre attribuera 100 000$ pour la rénovation d’un aréna et un match hors-saison de la LNH à une communauté qui incarne l’esprit du hockey. Deux domaines plutôt éloignés mais un seul principe de base : le vainqueur est déterminé par un vote du public. Et même pas de limite de 5 articles par client ! Chaque personne peut voter 10 fois, 100 fois, 1000 fois. Et le pire, c’est que plusieurs le font…

À chaque fois que je vois un concours ou une émission-réalité qui fonctionne ainsi, je me demande quels éléments influencent réellement le vote, autre que le mérite. Et il semble qu’à ce petit jeu, chacun a sa théorie, souvent formulée pour s’expliquer la défaite de notre candidat préféré, dont le classique « c’est juste des vieilles matantes qui écoutent ce show-là » ou à l’occasion une petite dose de « on sait bin, lui, son père est riche ».

Vous voulez la mienne ? Les candidats des petites villes sont avantagés.

J’ai bâti ce raisonnement béton à force d’observer les rassemblements et mobilisations monstres de petits villages où toute la communauté consacre corps et âme à faire gagner le petit gars du coin. À mon sens, seul un intense sentiment d’appartenance propre aux petits villages peut attiser le fanatisme nécessaire pour pousser les gens à voter 1000 fois par jour. De quoi user le piton « redial ».

Je me base également sur l’expérience invraisemblable de Roberval au Lac-St-Jean, 10 316 habitants, élue Hockeyville en 2008 avec 2 198 665 votes. Loin devant Kingsville, Ontario (20 908 habitants) avec ses 1 491 787 votes. Une histoire de démesure, voire de folie.

Une petite visite d’un forum internet de l’époque nous donne une idée de la démarche gagnante :

« SVP, VOTEZ 25 fois par jour (minimum!) »

« Et hop! 20 votes de plus pour Roberval… Go, lâchez pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le vote se termine demain (samedi 23 février) à midi. »

« voilà 100 votes pour Roberval :) Je prends un peu de mon temps pour ma ville Natale car du Hockey de la LNH ça n’a pas de prix… Ma probablement rajouter plusieurs votes pour Roberval cet après-midi :) »

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. En creusant un peu davantage, vous découvrirez que pendant la période de vote, une pièce avec ordinateurs et téléphones de l’hôtel de ville de l’endroit a été mise à profit pour des « périodes de vote intensives de 10h le matin à 10h le soir ». Une seule condition pour les usagers prévient le maire : « On leur demande de voter au minimum 25 fois par jour ». Les entreprises ne sont pas en reste, elles sont « appelées à collaborer, en sollicitant leurs clients ou en demandant aux employés de voter ».

Comme si ce n’était pas encore assez grave, la Municipalité s’est payée une juteuse campagne de publicité de 5000 $ dans les médias régionaux pour inciter la population à voter.

La cerise sur le sundae ? Une déclaration du député péquiste de l’époque qui « compte d’ailleurs déposer une motion à l’Assemblée nationale pour inviter tous les Québécois à voter pour Roberval. » Complètement surréel.

Pouvez-vous une seule seconde vous imaginer ce scénario dans une grande ville ? Je l’avoue, j’ai déjà participé moi-même à un rassemblement partisan d’un candidat de Loft Story de Québec, et je peux témoigner qu’on entendait les mouches y voler.

Le niveau de mobilisation monstre des petits villages doit nécessairement jouer dans la balance à quelque part… J’espère que cette saison de télé-réalité sera la bonne pour donner raison à ma théorie…

Guide d’utilisation du banc de parc

Étape 1 : Repérez un banc de parc

Étape 2 : Vous y asseoir

Étape 3 : Détendez-vous

C’est si simple et tellement efficace un banc de parc. Je parie que vous n’aviez jamais vraiment porté attention à cet artefact urbain qu’est le banc. Et bien, moi non plus jusqu’à tout récemment. En fait, c’est lors d’une discussion à propos du quartier Dix30 à Brossard que je me suis rendue à l’évidence qu’un simple banc avait beaucoup plus qu’une fonction de repos. Il est aussi objet touristique, de marketing, d’embellissement et de dynamiques sociales.

De prime abord, voici comment Monsieur ou Papi peut attendre impatiemment ou se reposer les jambes pendant que sa partenaire magasine frénétiquement dans le quartier Dix30 :

©dupontboudreault, 2011

En regardant les vitrines bien sûr! Il en est de même dans tous les centres commerciaux. Très peu de bancs sont dirigés vers la foule ou vers un endroit reposant. On mise, bien entendu, sur l’attrait des montages artistiques dans les vitrines faits par des étalagistes et des designers dignes de susciter l’intérêt des consommateurs. C’est plutôt logique, n’est-ce pas? Et c’est comme ça partout. L’aménagement du mobilier semi-public dans des lieux de consommation est pensé afin d’avoir un but, une finalité (pour en savoir plus).

Le banc situé au milieu de nulle part ou dans une rue insignifiante n’attire pas nécessairement le piéton en quête de repos. Regardez bien la photo suivante :

©dupontboudreault, 2011

Il est plutôt intégré à un aménagement paysager permettant de camoufler la cour d’entreposage d’un commerce! Tadam! on crée un bel espace suggérant le repos, alors qu’on se fout pas mal des gens qui s’assoiront là. On désire dissimuler la nuisance visuelle générée par l’entreprise dans un milieu urbain par quelque chose de plus beau. Et pouf! un autre espace public est né.

L’authentique banc de parc (celui situé dans un vrai parc) est quant à lui plutôt touchant. Oui, oui, ça m’émeut de voir ces enfants s’y asseoir après une course de vélo, de voir un itinérant y dormir tout en surveillant ses quelques biens, de voir Bruno+Dominique gravé sur le dossier ou bien de voir papi et mamie se tenir par la main après une balade.

©dupont, 2008

Mon film préféré de tous les temps est Forrest Gump. Tout au long de ce merveilleux récit, Gump discute de sa vie avec de purs étrangers. J’ai aussi compris, par ce film, que le banc public est destiné à ce genre d’utilisation : aux conversations anodines, à la socialisation et aux rencontres impromptues, à monsieur et madame tout le monde qui s’y arrête pour surveiller les enfants jouer, pour contempler le paysage, prendre le soleil, se reposer ou pour lire leur livre. Le vrai banc de parc est utilisable hiver comme été par les 0-100 ans, pour changer les couches, pour faire des passes de skate ou pour se bécoter comme le chantait George Brassens :

« Les amoureux qui s’bécottent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics

En s’disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques »

Je trouve que tous ces modes d’occupation du banc de parc se justifient par la fréquentation qu’ils apportent, par les rencontres qui s’y font et par les interactions qu’ils attisent (humain-humain, humain-nature, humain-animal, humain-humaine, humain-introspection, etc.).  

Finalement, la recette n’est pas très compliquée: un banc, une poubelle, un lampadaire et trois ou quatre fleurs et voilà, l’espace public prend tout son sens, le lieu devient agréable, utilisable, et permet de vivre l’espace d’une autre manière qu’en y passant sans s’arrêter ou sans y porter attention.

P.S. Parlant de banc, quoi de plus approprié que de parler de banc de hockey en cette saison froide. Je persiste en disant que le banc du Canadien de Montréal devrait  être chauffé par Scott Gomez en fusillade contre Pittsburgh, ou même en tout temps. 

Un homme qui prend un autobus pour se rendre au travail après l’âge de 26 ans peut se considérer un échec dans la vie
– Margaret Tatcher
La grande gagnante de “La maison coup de cœur 2011” lors de L’Opération patrimoine architectural de Montréal 2011 est une belle maison de Westmount. (Photo d’entête et détails pris ici)
Cet évènement annuel est une belle initiative qui incite les habitants de Montréal à apprécier le patrimoine qui les côtoie au quotidien, à y prendre soin et s’en sentir fiers.
Pour voir tous les prix décernés et faire un tour du patrimoine architectural de Montréal récompensé en 2011 (et 2010), suivez le lien suivant: http://www.operationpatrimoine.com/laureats.html
J’aurais personnellement décerné le coup de coeur à celle-ci: 234 Avenue Wolseley.
On perçoit plusieurs styles et inspirations dans cette demeure: maison canadienne avec le toit mansardé, américaine et anglaise avec la symétrie des fenêtres, la brique et les détails. Mais par dessus tout, ce sont les détails de style Arts & Craft qui me font craquer: le porche d’entrée, les petites fenêtres en quart de rond sur le côté, le grand nombre de fenêtres, le mélange de bois, briques et bardeaux, la cheminée massive extérieure. Finalement, les couleurs et le soin porté à cette maison en font un joyaux aux airs de fermette de Montréal Ouest.

La grande gagnante de “La maison coup de cœur 2011” lors de L’Opération patrimoine architectural de Montréal 2011 est une belle maison de Westmount. (Photo d’entête et détails pris ici)

Cet évènement annuel est une belle initiative qui incite les habitants de Montréal à apprécier le patrimoine qui les côtoie au quotidien, à y prendre soin et s’en sentir fiers.

Pour voir tous les prix décernés et faire un tour du patrimoine architectural de Montréal récompensé en 2011 (et 2010), suivez le lien suivant: http://www.operationpatrimoine.com/laureats.html

J’aurais personnellement décerné le coup de coeur à celle-ci: 234 Avenue Wolseley.

On perçoit plusieurs styles et inspirations dans cette demeure: maison canadienne avec le toit mansardé, américaine et anglaise avec la symétrie des fenêtres, la brique et les détails. Mais par dessus tout, ce sont les détails de style Arts & Craft qui me font craquer: le porche d’entrée, les petites fenêtres en quart de rond sur le côté, le grand nombre de fenêtres, le mélange de bois, briques et bardeaux, la cheminée massive extérieure. Finalement, les couleurs et le soin porté à cette maison en font un joyaux aux airs de fermette de Montréal Ouest.

Réveillez le carto-maniaque qui sommeille en vous

Je suis sur le point de vous présenter la carte des États-Unis qui changera votre vie. 

“La meilleure carte que vous n’aurez jamais vue. Imus capture l’essence géographique des États-Unis d’Amérique » 

«  The longer you look at Imus’ map, the more deeply you feel the complexity and the artistry. It is delightful to look at. Edifying to study”

“Comme un manuscrit magnifiquement illustré, cette carte stimule les deux côtés du cerveau humain” 

L’attente a assez duré : 

Tadam!

 

Source : Imus Geographics

12,95 USD pour la version papier pliée, mais actuellement en rupture de stock à cause de sa popularité.

Étonnant, certes, pour une carte conçue par un seul homme dans son sous-sol. Le maniaque en question y a travaillé 7 jours semaine pendant 2 ans, pas moins de 6000 heures.

Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi cette carte en apparence tout à fait standard est présentée comme le Saint Graal de la géographie. Qu’est-ce qui peut bien faire de cette carte un chef-d’œuvre qui émoustille tant la communauté cartographique ?

La seule façon de trouver réponse à ce mystère est de lever le voile sur l’univers étrange et mystérieux des carto-maniaques ou « map geeks ». Pour avoir fréquenté quelques géographes avec de telles tendances pendant mes études, je crois pouvoir déchiffrer une partie de leurs coutumes et dialectes.

Le carto-maniaque est un peu dans la même famille que les geeks d’informatique, les LAN Party en moins. Je suspecte même que des membres des deux groupes aient déjà couché ensemble, ce qui a donné naissance au GIS geeks ou bollés de Systèmes d’Information Géographique (Club officiel et Hymne national).  Le carto-maniaque a même ses propres blagues, un peu à la manière des blagues poches de langage binaire ou de Mac vs Windows. Dans le jargon, on les appelle des géo-blagues et en voici deux :

-Pourquoi la carte n’a aucun méridien ? C’est une carte d’un univers parallèle. 

-Comment peut-on savoir qu’une carte a été faite par un troll ? Elle utilise une projection gnomonique. 

Voyez le genre…

Le carto-maniaque ne pourra pas regarder une carte pendant plus de 15 secondes sans vomir si elle ne respecte pas le Code suprême dont voici quelques principes et péchés capitaux : 

Les couleurs : Color Brewer est le grand Imam des couleurs pour le carto-maniaque. C’est dans ce temple que le carto-maniaque choisit des couleurs harmonieuses pour sa carte. Celui qui utilisera des tons trop semblables ou inappropriés se verra retirer sa carte de membre.

La rose des vents, la légende et l’échelle sont les autres éléments incontournables dont le carto-maniaque devra valider la présence et la légitimité avant de daigner regarder le reste de la carte. La simple présence de ces éléments le contentera, même si la rose des vents n’est qu’une flèche avec un N majuscule fait dans Word. Mais évidemment, un style recherché pour ces éléments ne pourra que séduire et émouvoir le carto-maniaque.

Vous êtes maintenant en mesure de comprendre que seul un carto-maniaque peut justifier la supériorité de la carte présentée ici. Parmi les qualités indéniables de cette carte, il soulignera tout d’abord que chaque étiquette (nom de ville, de rivière ou autre) est soigneusement placée à la main de manière optimale, avec la police de caractère idéale, l’épaisseur de lettrage idéal…

Il faut savoir que les grands producteurs de carte utilisent plutôt un logiciel qui les place à l’aide d’un algorithme, le plus souvent en haut à droite du point indiquant leur localisation, puis font corriger les éventuels chevauchements par des sous-traitants sous-payés. Un travail bâclé quoi.

C’est également sans aucun doute un haut placé, voire le leader spirituel des carto-maniaques, qui a rédigé un document PDF de 43 Mo chantant les louanges des moindres détails de cette œuvre d’exception.

Mais au-delà de tout ce pétage de bretelles, si je vous montre ces deux extraits de la région de Chicago, arrivez-vous vraiment à couronner un gagnant ?

Source : Imus Geographics et National Geographic

Les plus cultivés d’entre vous (lire ici carto-maniaques) auront choisi celle de gauche sans hésiter. Je vous assure que ça ne m’inclut pas…

Nos distingués amis soutiendront aussi que cette bonne vieille carte en papier, qu’on peut toucher, retourner, barbouiller, et ESSAYER de replier est un remède miracle. Un remède de cheval capable de s’attaquer à l’ignorance géographique des 18-24 ans, dont la moitié n’arrive pas à localiser la ville de New York sur une carte des États-Unis.

À la limite, je leur concède que la fameuse carte papier de Imus Geographic, à l’ère des cartes digitales, peut être une forme émouvante d’artisanat en voie de disparition. Un art qui rappelle avec nostalgie aux vieux cartographes l’ère des cartes soviétiques qui utilisaient des couleurs différentes pour l’eau douce et l’eau salée.

Mais de là à mettre au rancart la carte oh combien simple, interactive, gratuite et disponible partout et en tout temps qu’est Google Maps. Ah ça jamais ! Pas touche à ma technologie bande de freaks !

Du cash, du crédit, kek chose pour faire l’épicerie !
Récemment, j’ai appris que la boutique Urgent Comptant tout près de chez moi,  coin 3ème  avenue et 5e rue, fera bientôt place à un boucher-traiteur. Yé !
Quand on y pense, la localisation de ce genre de commerce est un indicateur assez fascinant de l’évolution d’une ville. Sans se lancer dans les régressions statistiques complexes sur le sujet, je vous propose l’exercice suivant :
-Allez sur Google Maps
-Centrez la carte sur votre lieu de résidence puis cherchez « prêt sur gage » ou « pawn shop »
Voici le résultat pour la ville de Québec :
Urgent Comptant   594, 3E av, Québec, QC G1L 2W3
 Instant Comptant   3222, 1Re av, Québec, QC G1L 3P8
Urgent Comptant Inc   3095, 1Re av, Québec, QC G1L 3P5
Instant Comptant   419, 3E av, Québec, QC G1L 2W2
 Instant Comptant   6, rue Saint-Joseph E, Québec, QC G1K 3A5
Urgent Comptant Inc   88, rue Saint-Vallier O, Québec, QC G1K 1J8
 Instant Comptant   5500, boul de la Rive-Sud, Lévis, QC G6V 4Z2
 Instant Comptant   2673, ch Sainte-Foy, Québec, QC G1V 1V3
 Instant Comptant   3906, boul Wilfrid-Hamel, Québec, QC G1P 2J2
SOS Comptant   696 Rue Saint-Joseph Est Québec, QC G1K 3B9
Insta-Cheques 662 Boulevard Wilfrid-Hamel, Vanier, QC G1M 2P8
…
Pas de succursale sur Cartier
Pas de succursale sur Maguire
Pas de succursale dans le quartier du Campanile
Pas de succursale au Lac Beauport…
Eh bin coudonc…

Du cash, du crédit, kek chose pour faire l’épicerie !

Récemment, j’ai appris que la boutique Urgent Comptant tout près de chez moi,  coin 3ème  avenue et 5e rue, fera bientôt place à un boucher-traiteur. Yé !

Quand on y pense, la localisation de ce genre de commerce est un indicateur assez fascinant de l’évolution d’une ville. Sans se lancer dans les régressions statistiques complexes sur le sujet, je vous propose l’exercice suivant :

-Allez sur Google Maps

-Centrez la carte sur votre lieu de résidence puis cherchez « prêt sur gage » ou « pawn shop »

Voici le résultat pour la ville de Québec :

Urgent Comptant   594, 3E av, Québec, QC G1L 2W3

 Instant Comptant   3222, 1Re av, Québec, QC G1L 3P8

Urgent Comptant Inc   3095, 1Re av, Québec, QC G1L 3P5

Instant Comptant   419, 3E av, Québec, QC G1L 2W2

 Instant Comptant   6, rue Saint-Joseph E, Québec, QC G1K 3A5

Urgent Comptant Inc   88, rue Saint-Vallier O, Québec, QC G1K 1J8

 Instant Comptant   5500, boul de la Rive-Sud, Lévis, QC G6V 4Z2

 Instant Comptant   2673, ch Sainte-Foy, Québec, QC G1V 1V3

 Instant Comptant   3906, boul Wilfrid-Hamel, Québec, QC G1P 2J2

SOS Comptant   696 Rue Saint-Joseph Est Québec, QC G1K 3B9

Insta-Cheques 662 Boulevard Wilfrid-Hamel, Vanier, QC G1M 2P8

Pas de succursale sur Cartier

Pas de succursale sur Maguire

Pas de succursale dans le quartier du Campanile

Pas de succursale au Lac Beauport…

Eh bin coudonc…

Église à vendre

Photo dupontboudreault, 2011

Voir une église se faire démolir, personnellement, ça me fait peur. On a beau dire que les coûts d’entretien étaient élevés pour l’église St-Vincent-de-Paul, n’empêche que je n’aime pas voir tomber un bâtiment de cette taille et de cette importance pour un projet qui n’a même pas encore vu le jour (plus sur cette histoire).

Pas surprenant quand on pense que certains diocèses sacrifient des églises de quartier pour recentrer leurs activités dans une seule église, sûrement la moins chère à entretenir, la plus récente, la plus belle, etc. Bref, on cherche à couper quelque part, à rassembler la foi chrétienne et on ferme des églises.

On n’y peut rien, depuis 50 ans, le nombre de fidèles diminue constamment. Pour être allée à l’église à quelques reprises l’an dernier, sérieux, ça fait pitié. Dans quelques années, il ne restera plus personne. Mais là n’est pas le débat…

Avec la diminution des paroissiens à la messe et le prix de la facture de chauffage qui continue d’augmenter, plusieurs communautés sont prises avec un bien patrimonial de moins en moins rentable. Dans certaines paroisses, on organise des manifestations et des collectes de fonds pour sauver l’église, symbole d’un village et d’une communauté. Mais à quel prix peut-on se permettre de conserver toutes ces églises vides? Outre ce mal, le délaissement des églises marque aussi la perte du plus couru des espaces publics : le fameux parvis de l’église. C’est donc une petite partie de notre histoire et d’un mode de vie passé qui disparaît doucement.

Petit baume sur le bobo de société, certaines églises ou chapelles sont reconverties en condos ou maisons de luxe, d’autres en centres d’art, en bibliothèque (bibliothèque Monique Corriveau à Ste-Foy) ou même en école de cirque, conservant ainsi l’image et la prestance d’un tel bâtiment dans le paysage.

Mais encore, ça surprend toujours de voir une pancarte « À Vendre » sur une église ou de voir des gens entrer dans leur maison qui est une ancienne chapelle. Ça surprend, oui. Est-ce que ça dérange? De moins en moins je dirais. Il est minuit moins une dans le cas de plusieurs églises de la province et l’urgence d’agir se fait ressentir.

Je ne peux pas dire que ça ne m’attire pas de vivre dans une église: grands espaces, vitraux, sculptures anciennes, détails finement soignés. Le luxe quoi! Seul inconvénient, le bill d’Hydro au mois de janvier… 

Je préfère dessiner plutôt que parler… ça va plus vite, et ça laisse moins de place au mensonge
Le Corbusier

Le monde de l'an 2000, tel que vu en 1900

Voici l’article du journal ”The Ladies Home Journal” de décembre 1900.

Un ingénieur de ce temps raconte sa vision du 20e siècle en 29 prédictions.

Il n’était pas fou ce John Elfreth Watkins, Jr. de prédire que des repas prêts-à-manger allaient se vendre à l’épicerie ou que des photos prises en Chine pourraient paraître dans un journal une heure après aux États-Unis. À l’opposé, quelques-unes de ses idées vous feront certainement sourire par leur inventivité disons.

À noter sa vision des transports: les automobiles seront moins chères que les chevaux, les trains rouleront à 150 miles à l’heure et il n’existera plus de tramways dans les rues, toute la circulation de masse (transports en commun) sera aérienne ou sous-terraine. 

Pas bête comme idée, n’est-ce pas ?

Consultez le site où ces prédictions ont été dénichées ici

“A hot dog at the ball park is better than steak at the Ritz.” - Humphrey Bogart

Quand je me promène sur la rue St-Joseph, sur la Grande-Allée, sur la rue St-Jean, sur la 3eme avenue, j’ai parfois l’impression que Québec n’a rien à envier à d’autres grands centres-villes: des rues bondées de gens de tous âges, de tous styles, des discussions de trottoir, des flâneurs de bancs de parcs, des groupes de touristes émerveillés.

Mais si vous me demandiez, il manque un ingrédient essentiel à Québec pour avoir des rues aussi animées que Toronto ou New York.

Photo gracieuseté de B3man1 @ http://www.flickr.com/photos/b3man/

Des stands de hot-dogs !

Oh oui !

« Street meat » ! 

Des bons gros roteux gras à chaque coin de rue, aussi bons à midi qu’à minuit, avec les collègues du bureau ou à la sortie des bars, que ce soit pour des piétons affamés à la recherche de quelques calories ou simplement pour les moments mémorables que peuvent produire ces vendeurs ambulants.

À Québec, pas un seul hot-dog en vente dans les espaces publics, conformément au Règlement concernant le commerce sur le domaine public. En fait, je crois avoir déjà vu un vendeur de crème glacée sur la terrasse Dufferin, mais il a dû se faire coffrer assez vite merci par un inspecteur de la Ville. Dans certains événements spéciaux, la ville accorde une permission, je pense entre autre au vin chaud du marché de Noël allemand et au traditionnel stand de tire d’érable du Carré d’Youville. Règle générale, les commerçants qui reconnaissent la valeur d’une bonne saucisse chaude doivent faire preuve d’imagination pour contourner la règlementation municipale. À ce titre, mention honorable au Bar le Sacrilège pour son stand très apprécié dans la cour intérieure et au rusé Müvbox à Montréal.

Même nos dépanneurs n’offrent pas ce mets distingué, contrairement aux incontournables 7-eleven, qui en vendent plus de 100 millions par année en Amérique du Nord. Parlant de chiffres, un américain moyen mange 60 hot-dogs par année. Et 10% des hot-dogs vendus le sont d’un stand à hot-dog.

À Montréal, même chose. En mai 1947, la Ville de Montréal a refusé de renouveler les permis des quelque 200 « camions à patates frites » prétextant qu’ils créaient des problèmes de circulation et de santé publique. En 2002, le débat a refait surface après qu’un téméraire ait osé défier la Prohibition du chien-chaud.

Après une consultation publique animée, l’arrondissement Ville-Marie opte finalement pour le statu quo : « Au final, c’est la préservation de l’espace public qui en sort gagnante, dans l’optique d’une revalorisation de la vie communautaire. » lit-on sur le site web de la Ville. Bullshit.

Dans les faits, les seuls gagnants à maintenir cette interdiction quasi unique au monde, ce sont les McDo de ce monde qui gardent le monopole des fringales de fêtards en fin de soirée. Au détriment d’entrepreneurs travaillants et honnêtes.

Honnêtement, quel est le risque d’autoriser ce genre de commerce à Québec et Montréal ? De voir les trottoirs s’encombrer du jour au lendemain d’une mer de commerçants se lançant dans une guerre mondiale du hot-dog ? D’assister à une montée vertigineuse de choléra, de la vermine et des crimes violents ?

Comme pour toute activité économique, un certain encadrement s’impose et permet de rendre la vente de hot-dog un gagne-pain sécuritaire et profitable pour la collectivité. À Manhattan par exemple, des restrictions très sévères s’appliquent : nombre d’emplacements limité à environ 3000 avec liste d’attente de plusieurs années pour l’obtention d’un emplacement, licence obligatoire allant jusqu’à 300 000$ et prix plafond pour le hot-dog et la cannette de liqueur. À Vancouver, un comité formé de chefs, d’hommes d’affaires et de blogueurs sélectionne les commerces dignes de se joindre au réseau en allant jusqu’à analyser la qualité nutritionnelle de la nourriture offerte. Ajoutez à cela quelques organisations de commerçants qui défendent leurs membres, tels le Toronto Street Food Vendors Association (SFVA) ou le Mobile Food Vendors Association, et vous avez un marché économique entièrement fonctionnel !

Je continuerai donc encore de rêver au jour où je pourrai acheter un bon gros hot dog ketchup-oignons sur le parvis de l’Église St-Roch, dans les jardins St-Roch, au Carré d’Youville…

En attendant, il y a au moins un endroit au Québec où je pourrai continuer à m’offrir mon petit encas préféré sur la rue entre deux boutiques, et vous ne devinerez jamais où….

©dupontboudreault

… en plein quartier DIX30 à Brossard !

ESCOUADE DE TESTEURS BÊTA CLIQUEZ ICI !

Bonjour à toutes et tous,

Depuis quelques mois déjà, nous (Dominique et Bruno) travaillons sur un projet qui nous tient à cœur. Nous voulons lancer un blogue que nous espérons voir devenir un lieu d’échange, pas seulement pour nous mais à assez grande échelle, à Québec et ailleurs.

Notre blogue aura plusieurs sujets principaux et secondaires pour nous laisser le plus de latitude possible, mais quelques thèmes principaux y seront abordés : urbanisme, design, architecture, patrimoine, développement économique et social, etc.

Nous avons déjà accompli beaucoup de travail vers le lancement officiel de notre blogue. Le défi est maintenant de resserrer les vis slacks et de raboter les coins rough. Et c’est là que vous entrez en jeu.

Avant de lancer officiellement notre blogue (et notre lancement devrait être digne de ce nom, avec campagne sur médias sociaux, communiqué de presse aux médias et 5 à 7 de lancement), nous avons besoin de votre aide, de vos commentaires (les plus crus et directs possibles) sur notre blogue.

Vous êtes donc les 15 testeurs privilégiés qui goûteront à la version bêta de notre blogue pour une période d’ajustement d’un mois, peut-être plus.

Votre mission, si vous l’acceptez, sera de suivre notre blogue au cours de cette période d’essai, d’essayer de lui trouver des failles et points à améliorer, et nous fournir vos commentaires honnêtes concernant tous les aspects du blogue, notamment : contenu, contenant, style, design, couleur, opinions, médias sociaux.

Bref, nous sommes ouverts et c’est pour nous améliorer qu’on fait ça!

Détail important : en tant que testeurs officiels de dupontboudreault – le blogue, vous êtes tenus au secret professionnel. Nous ne voulons pas vendre la mèche et dégonfler notre lancement donc nous vous demandons d’attendre notre lancement officiel pour partager nos coordonnées à vos familles et amis. Nous vous tiendrons informés de la suite des opérations.

Ceci est le site principal du blogue où vous trouverez la presque totalité du contenu produit.

Vous êtes également invités à nous suivre sur Facebook et Twitter où vous trouverez du contenu exclusif et où les lecteurs seront invités à réagir au contenu du blogue principal. (Merci de supprimer ou de masquer le « J’aime dupontboudreault» afin que personne ne puisse le voir sur votre statut.)

facebook.com/dupontboudreault

twitter.com/dbquebec

À l’heure actuelle, nos pages sont encore blanches, mais vous assisterez lentement à l’apparition de nouveau contenu selon l’horaire hebdomadaire suivant :

Mardi et vendredi : court texte avec des liens intéressants

Lundi et jeudi : textes d’opinion avec photos, liens, possibilités de discussions sur n’importe quel sujet et d’opinion libre.

Nous inclurons aussi des éléments ponctuels tels que citations, photos, ajouts à un texte déjà publié, etc.

Prochaine étape : rendez-vous lire notre billet d’introduction « dupontboudreault bonjour! » et suivez ensuite nos billets quotidiens sur : dupontboudreault.tumblr.com

S.V.P. utilisez l’adresse suivante pour nous faire parvenir tous vos commentaires concernant le blogue : dupontboudreault@gmail.com

 

Merci infiniment de votre aide pour notre projet qui nous tient beaucoup à cœur.

Nous vous recontacterons plus tard pour vous faire part de l’évolution de dupontboudreault.

D’ici là, bonne lecture!

 

dupontboudreault

Dominique Dupont et Bruno-Clément Boudreault

dupontboudreault bonjour !

dupontboudreault bonjour !

dupontboudreault est la réunion de deux passionnés de la vie et de la ville. De la ruelle aux chemins de gravelle, de la maison mobile au gratte-ciel, de la vieille grange aux jumelés en Canexel, ce couple de jeunes amoureux, créatif et ambitieux, vous traînera dans les moindres racoins de l’urbanité par leurs commentaires et réflexions.

Les forces en présence:

Dominique Dupont

 

Avec la géographie dans le sang et l’aménagement du territoire dans le cœur, Dominique aime l’ambiance, les formes et les textures de la ville. Amoureuse du design, de patrimoine et de cultures, cette jeune femme carbure aux projets créatifs et stimulants qui lui font vivre ses passions. Elle rêve un jour de vivre à l’étranger, de rénover une vieille maison, de fonder une famille, de se lancer en affaire et de changer le monde, un défi à la fois.

Bruno-Clément Boudreault

 

Jeune homme urbain extirpé du Lac-Saint-Jean, mi-politicien, mi-économiste, mi-urbaniste. Bruno est amoureux du béton et du bois de grange, des grandes friches industrielles, des enivrantes banlieues pavillonnaires en cul-de-sac, des mégas complexes fonctionnalistes et des campagnes isolées dignes du Far West. Il est parfois cowboy, parfois raffiné, mais toujours créatif, agressif, entrepreneur, articulé, provocateur et passionné. Il rêve de fonder une entreprise, de gagner une élection, de vivre à New York, d’avoir une terre et un vieux pick-up Ford à la campagne et de fonder une famille.

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Actualités, commentaires, photographies, citations, recommandations et découvertes touchant urbanisme, patrimoine, économie, design, ruralité, architecture, politique et plus.

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ON DEMENAGE

Parce qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, et que nous avons reçu des suggestions en ce sens, on prend nos cliques et nos claques et on déménage dès maintenant au 

http://dupontboudreault.wordpress.com/

Faites-nous savoir ce que vous pensez du changement au dupontboudreault@gmail.com

Cette dernière semaine a marqué le retour de deux concours canadiens très populaires sur les ondes du petit écran. Star Académie 2012 et Kraft Hockeyville 2012. Une émission couronnera une jeune starlette de la chanson alors que l’autre attribuera 100 000$ pour la rénovation d’un aréna et un match hors-saison de la LNH à une communauté qui incarne l’esprit du hockey. Deux domaines plutôt éloignés mais un seul principe de base : le vainqueur est déterminé par un vote du public. Et même pas de limite de 5 articles par client ! Chaque personne peut voter 10 fois, 100 fois, 1000 fois. Et le pire, c’est que plusieurs le font…

À chaque fois que je vois un concours ou une émission-réalité qui fonctionne ainsi, je me demande quels éléments influencent réellement le vote, autre que le mérite. Et il semble qu’à ce petit jeu, chacun a sa théorie, souvent formulée pour s’expliquer la défaite de notre candidat préféré, dont le classique « c’est juste des vieilles matantes qui écoutent ce show-là » ou à l’occasion une petite dose de « on sait bin, lui, son père est riche ».

Vous voulez la mienne ? Les candidats des petites villes sont avantagés.

J’ai bâti ce raisonnement béton à force d’observer les rassemblements et mobilisations monstres de petits villages où toute la communauté consacre corps et âme à faire gagner le petit gars du coin. À mon sens, seul un intense sentiment d’appartenance propre aux petits villages peut attiser le fanatisme nécessaire pour pousser les gens à voter 1000 fois par jour. De quoi user le piton « redial ».

Je me base également sur l’expérience invraisemblable de Roberval au Lac-St-Jean, 10 316 habitants, élue Hockeyville en 2008 avec 2 198 665 votes. Loin devant Kingsville, Ontario (20 908 habitants) avec ses 1 491 787 votes. Une histoire de démesure, voire de folie.

Une petite visite d’un forum internet de l’époque nous donne une idée de la démarche gagnante :

« SVP, VOTEZ 25 fois par jour (minimum!) »

« Et hop! 20 votes de plus pour Roberval… Go, lâchez pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le vote se termine demain (samedi 23 février) à midi. »

« voilà 100 votes pour Roberval :) Je prends un peu de mon temps pour ma ville Natale car du Hockey de la LNH ça n’a pas de prix… Ma probablement rajouter plusieurs votes pour Roberval cet après-midi :) »

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. En creusant un peu davantage, vous découvrirez que pendant la période de vote, une pièce avec ordinateurs et téléphones de l’hôtel de ville de l’endroit a été mise à profit pour des « périodes de vote intensives de 10h le matin à 10h le soir ». Une seule condition pour les usagers prévient le maire : « On leur demande de voter au minimum 25 fois par jour ». Les entreprises ne sont pas en reste, elles sont « appelées à collaborer, en sollicitant leurs clients ou en demandant aux employés de voter ».

Comme si ce n’était pas encore assez grave, la Municipalité s’est payée une juteuse campagne de publicité de 5000 $ dans les médias régionaux pour inciter la population à voter.

La cerise sur le sundae ? Une déclaration du député péquiste de l’époque qui « compte d’ailleurs déposer une motion à l’Assemblée nationale pour inviter tous les Québécois à voter pour Roberval. » Complètement surréel.

Pouvez-vous une seule seconde vous imaginer ce scénario dans une grande ville ? Je l’avoue, j’ai déjà participé moi-même à un rassemblement partisan d’un candidat de Loft Story de Québec, et je peux témoigner qu’on entendait les mouches y voler.

Le niveau de mobilisation monstre des petits villages doit nécessairement jouer dans la balance à quelque part… J’espère que cette saison de télé-réalité sera la bonne pour donner raison à ma théorie…

Guide d’utilisation du banc de parc

Étape 1 : Repérez un banc de parc

Étape 2 : Vous y asseoir

Étape 3 : Détendez-vous

C’est si simple et tellement efficace un banc de parc. Je parie que vous n’aviez jamais vraiment porté attention à cet artefact urbain qu’est le banc. Et bien, moi non plus jusqu’à tout récemment. En fait, c’est lors d’une discussion à propos du quartier Dix30 à Brossard que je me suis rendue à l’évidence qu’un simple banc avait beaucoup plus qu’une fonction de repos. Il est aussi objet touristique, de marketing, d’embellissement et de dynamiques sociales.

De prime abord, voici comment Monsieur ou Papi peut attendre impatiemment ou se reposer les jambes pendant que sa partenaire magasine frénétiquement dans le quartier Dix30 :

©dupontboudreault, 2011

En regardant les vitrines bien sûr! Il en est de même dans tous les centres commerciaux. Très peu de bancs sont dirigés vers la foule ou vers un endroit reposant. On mise, bien entendu, sur l’attrait des montages artistiques dans les vitrines faits par des étalagistes et des designers dignes de susciter l’intérêt des consommateurs. C’est plutôt logique, n’est-ce pas? Et c’est comme ça partout. L’aménagement du mobilier semi-public dans des lieux de consommation est pensé afin d’avoir un but, une finalité (pour en savoir plus).

Le banc situé au milieu de nulle part ou dans une rue insignifiante n’attire pas nécessairement le piéton en quête de repos. Regardez bien la photo suivante :

©dupontboudreault, 2011

Il est plutôt intégré à un aménagement paysager permettant de camoufler la cour d’entreposage d’un commerce! Tadam! on crée un bel espace suggérant le repos, alors qu’on se fout pas mal des gens qui s’assoiront là. On désire dissimuler la nuisance visuelle générée par l’entreprise dans un milieu urbain par quelque chose de plus beau. Et pouf! un autre espace public est né.

L’authentique banc de parc (celui situé dans un vrai parc) est quant à lui plutôt touchant. Oui, oui, ça m’émeut de voir ces enfants s’y asseoir après une course de vélo, de voir un itinérant y dormir tout en surveillant ses quelques biens, de voir Bruno+Dominique gravé sur le dossier ou bien de voir papi et mamie se tenir par la main après une balade.

©dupont, 2008

Mon film préféré de tous les temps est Forrest Gump. Tout au long de ce merveilleux récit, Gump discute de sa vie avec de purs étrangers. J’ai aussi compris, par ce film, que le banc public est destiné à ce genre d’utilisation : aux conversations anodines, à la socialisation et aux rencontres impromptues, à monsieur et madame tout le monde qui s’y arrête pour surveiller les enfants jouer, pour contempler le paysage, prendre le soleil, se reposer ou pour lire leur livre. Le vrai banc de parc est utilisable hiver comme été par les 0-100 ans, pour changer les couches, pour faire des passes de skate ou pour se bécoter comme le chantait George Brassens :

« Les amoureux qui s’bécottent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics

En s’disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques »

Je trouve que tous ces modes d’occupation du banc de parc se justifient par la fréquentation qu’ils apportent, par les rencontres qui s’y font et par les interactions qu’ils attisent (humain-humain, humain-nature, humain-animal, humain-humaine, humain-introspection, etc.).  

Finalement, la recette n’est pas très compliquée: un banc, une poubelle, un lampadaire et trois ou quatre fleurs et voilà, l’espace public prend tout son sens, le lieu devient agréable, utilisable, et permet de vivre l’espace d’une autre manière qu’en y passant sans s’arrêter ou sans y porter attention.

P.S. Parlant de banc, quoi de plus approprié que de parler de banc de hockey en cette saison froide. Je persiste en disant que le banc du Canadien de Montréal devrait  être chauffé par Scott Gomez en fusillade contre Pittsburgh, ou même en tout temps. 

Un homme qui prend un autobus pour se rendre au travail après l’âge de 26 ans peut se considérer un échec dans la vie
– Margaret Tatcher
La grande gagnante de “La maison coup de cœur 2011” lors de L’Opération patrimoine architectural de Montréal 2011 est une belle maison de Westmount. (Photo d’entête et détails pris ici)
Cet évènement annuel est une belle initiative qui incite les habitants de Montréal à apprécier le patrimoine qui les côtoie au quotidien, à y prendre soin et s’en sentir fiers.
Pour voir tous les prix décernés et faire un tour du patrimoine architectural de Montréal récompensé en 2011 (et 2010), suivez le lien suivant: http://www.operationpatrimoine.com/laureats.html
J’aurais personnellement décerné le coup de coeur à celle-ci: 234 Avenue Wolseley.
On perçoit plusieurs styles et inspirations dans cette demeure: maison canadienne avec le toit mansardé, américaine et anglaise avec la symétrie des fenêtres, la brique et les détails. Mais par dessus tout, ce sont les détails de style Arts & Craft qui me font craquer: le porche d’entrée, les petites fenêtres en quart de rond sur le côté, le grand nombre de fenêtres, le mélange de bois, briques et bardeaux, la cheminée massive extérieure. Finalement, les couleurs et le soin porté à cette maison en font un joyaux aux airs de fermette de Montréal Ouest.

La grande gagnante de “La maison coup de cœur 2011” lors de L’Opération patrimoine architectural de Montréal 2011 est une belle maison de Westmount. (Photo d’entête et détails pris ici)

Cet évènement annuel est une belle initiative qui incite les habitants de Montréal à apprécier le patrimoine qui les côtoie au quotidien, à y prendre soin et s’en sentir fiers.

Pour voir tous les prix décernés et faire un tour du patrimoine architectural de Montréal récompensé en 2011 (et 2010), suivez le lien suivant: http://www.operationpatrimoine.com/laureats.html

J’aurais personnellement décerné le coup de coeur à celle-ci: 234 Avenue Wolseley.

On perçoit plusieurs styles et inspirations dans cette demeure: maison canadienne avec le toit mansardé, américaine et anglaise avec la symétrie des fenêtres, la brique et les détails. Mais par dessus tout, ce sont les détails de style Arts & Craft qui me font craquer: le porche d’entrée, les petites fenêtres en quart de rond sur le côté, le grand nombre de fenêtres, le mélange de bois, briques et bardeaux, la cheminée massive extérieure. Finalement, les couleurs et le soin porté à cette maison en font un joyaux aux airs de fermette de Montréal Ouest.

Réveillez le carto-maniaque qui sommeille en vous

Je suis sur le point de vous présenter la carte des États-Unis qui changera votre vie. 

“La meilleure carte que vous n’aurez jamais vue. Imus capture l’essence géographique des États-Unis d’Amérique » 

«  The longer you look at Imus’ map, the more deeply you feel the complexity and the artistry. It is delightful to look at. Edifying to study”

“Comme un manuscrit magnifiquement illustré, cette carte stimule les deux côtés du cerveau humain” 

L’attente a assez duré : 

Tadam!

 

Source : Imus Geographics

12,95 USD pour la version papier pliée, mais actuellement en rupture de stock à cause de sa popularité.

Étonnant, certes, pour une carte conçue par un seul homme dans son sous-sol. Le maniaque en question y a travaillé 7 jours semaine pendant 2 ans, pas moins de 6000 heures.

Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi cette carte en apparence tout à fait standard est présentée comme le Saint Graal de la géographie. Qu’est-ce qui peut bien faire de cette carte un chef-d’œuvre qui émoustille tant la communauté cartographique ?

La seule façon de trouver réponse à ce mystère est de lever le voile sur l’univers étrange et mystérieux des carto-maniaques ou « map geeks ». Pour avoir fréquenté quelques géographes avec de telles tendances pendant mes études, je crois pouvoir déchiffrer une partie de leurs coutumes et dialectes.

Le carto-maniaque est un peu dans la même famille que les geeks d’informatique, les LAN Party en moins. Je suspecte même que des membres des deux groupes aient déjà couché ensemble, ce qui a donné naissance au GIS geeks ou bollés de Systèmes d’Information Géographique (Club officiel et Hymne national).  Le carto-maniaque a même ses propres blagues, un peu à la manière des blagues poches de langage binaire ou de Mac vs Windows. Dans le jargon, on les appelle des géo-blagues et en voici deux :

-Pourquoi la carte n’a aucun méridien ? C’est une carte d’un univers parallèle. 

-Comment peut-on savoir qu’une carte a été faite par un troll ? Elle utilise une projection gnomonique. 

Voyez le genre…

Le carto-maniaque ne pourra pas regarder une carte pendant plus de 15 secondes sans vomir si elle ne respecte pas le Code suprême dont voici quelques principes et péchés capitaux : 

Les couleurs : Color Brewer est le grand Imam des couleurs pour le carto-maniaque. C’est dans ce temple que le carto-maniaque choisit des couleurs harmonieuses pour sa carte. Celui qui utilisera des tons trop semblables ou inappropriés se verra retirer sa carte de membre.

La rose des vents, la légende et l’échelle sont les autres éléments incontournables dont le carto-maniaque devra valider la présence et la légitimité avant de daigner regarder le reste de la carte. La simple présence de ces éléments le contentera, même si la rose des vents n’est qu’une flèche avec un N majuscule fait dans Word. Mais évidemment, un style recherché pour ces éléments ne pourra que séduire et émouvoir le carto-maniaque.

Vous êtes maintenant en mesure de comprendre que seul un carto-maniaque peut justifier la supériorité de la carte présentée ici. Parmi les qualités indéniables de cette carte, il soulignera tout d’abord que chaque étiquette (nom de ville, de rivière ou autre) est soigneusement placée à la main de manière optimale, avec la police de caractère idéale, l’épaisseur de lettrage idéal…

Il faut savoir que les grands producteurs de carte utilisent plutôt un logiciel qui les place à l’aide d’un algorithme, le plus souvent en haut à droite du point indiquant leur localisation, puis font corriger les éventuels chevauchements par des sous-traitants sous-payés. Un travail bâclé quoi.

C’est également sans aucun doute un haut placé, voire le leader spirituel des carto-maniaques, qui a rédigé un document PDF de 43 Mo chantant les louanges des moindres détails de cette œuvre d’exception.

Mais au-delà de tout ce pétage de bretelles, si je vous montre ces deux extraits de la région de Chicago, arrivez-vous vraiment à couronner un gagnant ?

Source : Imus Geographics et National Geographic

Les plus cultivés d’entre vous (lire ici carto-maniaques) auront choisi celle de gauche sans hésiter. Je vous assure que ça ne m’inclut pas…

Nos distingués amis soutiendront aussi que cette bonne vieille carte en papier, qu’on peut toucher, retourner, barbouiller, et ESSAYER de replier est un remède miracle. Un remède de cheval capable de s’attaquer à l’ignorance géographique des 18-24 ans, dont la moitié n’arrive pas à localiser la ville de New York sur une carte des États-Unis.

À la limite, je leur concède que la fameuse carte papier de Imus Geographic, à l’ère des cartes digitales, peut être une forme émouvante d’artisanat en voie de disparition. Un art qui rappelle avec nostalgie aux vieux cartographes l’ère des cartes soviétiques qui utilisaient des couleurs différentes pour l’eau douce et l’eau salée.

Mais de là à mettre au rancart la carte oh combien simple, interactive, gratuite et disponible partout et en tout temps qu’est Google Maps. Ah ça jamais ! Pas touche à ma technologie bande de freaks !

Du cash, du crédit, kek chose pour faire l’épicerie !
Récemment, j’ai appris que la boutique Urgent Comptant tout près de chez moi,  coin 3ème  avenue et 5e rue, fera bientôt place à un boucher-traiteur. Yé !
Quand on y pense, la localisation de ce genre de commerce est un indicateur assez fascinant de l’évolution d’une ville. Sans se lancer dans les régressions statistiques complexes sur le sujet, je vous propose l’exercice suivant :
-Allez sur Google Maps
-Centrez la carte sur votre lieu de résidence puis cherchez « prêt sur gage » ou « pawn shop »
Voici le résultat pour la ville de Québec :
Urgent Comptant   594, 3E av, Québec, QC G1L 2W3
 Instant Comptant   3222, 1Re av, Québec, QC G1L 3P8
Urgent Comptant Inc   3095, 1Re av, Québec, QC G1L 3P5
Instant Comptant   419, 3E av, Québec, QC G1L 2W2
 Instant Comptant   6, rue Saint-Joseph E, Québec, QC G1K 3A5
Urgent Comptant Inc   88, rue Saint-Vallier O, Québec, QC G1K 1J8
 Instant Comptant   5500, boul de la Rive-Sud, Lévis, QC G6V 4Z2
 Instant Comptant   2673, ch Sainte-Foy, Québec, QC G1V 1V3
 Instant Comptant   3906, boul Wilfrid-Hamel, Québec, QC G1P 2J2
SOS Comptant   696 Rue Saint-Joseph Est Québec, QC G1K 3B9
Insta-Cheques 662 Boulevard Wilfrid-Hamel, Vanier, QC G1M 2P8
…
Pas de succursale sur Cartier
Pas de succursale sur Maguire
Pas de succursale dans le quartier du Campanile
Pas de succursale au Lac Beauport…
Eh bin coudonc…

Du cash, du crédit, kek chose pour faire l’épicerie !

Récemment, j’ai appris que la boutique Urgent Comptant tout près de chez moi,  coin 3ème  avenue et 5e rue, fera bientôt place à un boucher-traiteur. Yé !

Quand on y pense, la localisation de ce genre de commerce est un indicateur assez fascinant de l’évolution d’une ville. Sans se lancer dans les régressions statistiques complexes sur le sujet, je vous propose l’exercice suivant :

-Allez sur Google Maps

-Centrez la carte sur votre lieu de résidence puis cherchez « prêt sur gage » ou « pawn shop »

Voici le résultat pour la ville de Québec :

Urgent Comptant   594, 3E av, Québec, QC G1L 2W3

 Instant Comptant   3222, 1Re av, Québec, QC G1L 3P8

Urgent Comptant Inc   3095, 1Re av, Québec, QC G1L 3P5

Instant Comptant   419, 3E av, Québec, QC G1L 2W2

 Instant Comptant   6, rue Saint-Joseph E, Québec, QC G1K 3A5

Urgent Comptant Inc   88, rue Saint-Vallier O, Québec, QC G1K 1J8

 Instant Comptant   5500, boul de la Rive-Sud, Lévis, QC G6V 4Z2

 Instant Comptant   2673, ch Sainte-Foy, Québec, QC G1V 1V3

 Instant Comptant   3906, boul Wilfrid-Hamel, Québec, QC G1P 2J2

SOS Comptant   696 Rue Saint-Joseph Est Québec, QC G1K 3B9

Insta-Cheques 662 Boulevard Wilfrid-Hamel, Vanier, QC G1M 2P8

Pas de succursale sur Cartier

Pas de succursale sur Maguire

Pas de succursale dans le quartier du Campanile

Pas de succursale au Lac Beauport…

Eh bin coudonc…

Église à vendre

Photo dupontboudreault, 2011

Voir une église se faire démolir, personnellement, ça me fait peur. On a beau dire que les coûts d’entretien étaient élevés pour l’église St-Vincent-de-Paul, n’empêche que je n’aime pas voir tomber un bâtiment de cette taille et de cette importance pour un projet qui n’a même pas encore vu le jour (plus sur cette histoire).

Pas surprenant quand on pense que certains diocèses sacrifient des églises de quartier pour recentrer leurs activités dans une seule église, sûrement la moins chère à entretenir, la plus récente, la plus belle, etc. Bref, on cherche à couper quelque part, à rassembler la foi chrétienne et on ferme des églises.

On n’y peut rien, depuis 50 ans, le nombre de fidèles diminue constamment. Pour être allée à l’église à quelques reprises l’an dernier, sérieux, ça fait pitié. Dans quelques années, il ne restera plus personne. Mais là n’est pas le débat…

Avec la diminution des paroissiens à la messe et le prix de la facture de chauffage qui continue d’augmenter, plusieurs communautés sont prises avec un bien patrimonial de moins en moins rentable. Dans certaines paroisses, on organise des manifestations et des collectes de fonds pour sauver l’église, symbole d’un village et d’une communauté. Mais à quel prix peut-on se permettre de conserver toutes ces églises vides? Outre ce mal, le délaissement des églises marque aussi la perte du plus couru des espaces publics : le fameux parvis de l’église. C’est donc une petite partie de notre histoire et d’un mode de vie passé qui disparaît doucement.

Petit baume sur le bobo de société, certaines églises ou chapelles sont reconverties en condos ou maisons de luxe, d’autres en centres d’art, en bibliothèque (bibliothèque Monique Corriveau à Ste-Foy) ou même en école de cirque, conservant ainsi l’image et la prestance d’un tel bâtiment dans le paysage.

Mais encore, ça surprend toujours de voir une pancarte « À Vendre » sur une église ou de voir des gens entrer dans leur maison qui est une ancienne chapelle. Ça surprend, oui. Est-ce que ça dérange? De moins en moins je dirais. Il est minuit moins une dans le cas de plusieurs églises de la province et l’urgence d’agir se fait ressentir.

Je ne peux pas dire que ça ne m’attire pas de vivre dans une église: grands espaces, vitraux, sculptures anciennes, détails finement soignés. Le luxe quoi! Seul inconvénient, le bill d’Hydro au mois de janvier… 

Je préfère dessiner plutôt que parler… ça va plus vite, et ça laisse moins de place au mensonge
Le Corbusier

Le monde de l'an 2000, tel que vu en 1900

Voici l’article du journal ”The Ladies Home Journal” de décembre 1900.

Un ingénieur de ce temps raconte sa vision du 20e siècle en 29 prédictions.

Il n’était pas fou ce John Elfreth Watkins, Jr. de prédire que des repas prêts-à-manger allaient se vendre à l’épicerie ou que des photos prises en Chine pourraient paraître dans un journal une heure après aux États-Unis. À l’opposé, quelques-unes de ses idées vous feront certainement sourire par leur inventivité disons.

À noter sa vision des transports: les automobiles seront moins chères que les chevaux, les trains rouleront à 150 miles à l’heure et il n’existera plus de tramways dans les rues, toute la circulation de masse (transports en commun) sera aérienne ou sous-terraine. 

Pas bête comme idée, n’est-ce pas ?

Consultez le site où ces prédictions ont été dénichées ici

“A hot dog at the ball park is better than steak at the Ritz.” - Humphrey Bogart

Quand je me promène sur la rue St-Joseph, sur la Grande-Allée, sur la rue St-Jean, sur la 3eme avenue, j’ai parfois l’impression que Québec n’a rien à envier à d’autres grands centres-villes: des rues bondées de gens de tous âges, de tous styles, des discussions de trottoir, des flâneurs de bancs de parcs, des groupes de touristes émerveillés.

Mais si vous me demandiez, il manque un ingrédient essentiel à Québec pour avoir des rues aussi animées que Toronto ou New York.

Photo gracieuseté de B3man1 @ http://www.flickr.com/photos/b3man/

Des stands de hot-dogs !

Oh oui !

« Street meat » ! 

Des bons gros roteux gras à chaque coin de rue, aussi bons à midi qu’à minuit, avec les collègues du bureau ou à la sortie des bars, que ce soit pour des piétons affamés à la recherche de quelques calories ou simplement pour les moments mémorables que peuvent produire ces vendeurs ambulants.

À Québec, pas un seul hot-dog en vente dans les espaces publics, conformément au Règlement concernant le commerce sur le domaine public. En fait, je crois avoir déjà vu un vendeur de crème glacée sur la terrasse Dufferin, mais il a dû se faire coffrer assez vite merci par un inspecteur de la Ville. Dans certains événements spéciaux, la ville accorde une permission, je pense entre autre au vin chaud du marché de Noël allemand et au traditionnel stand de tire d’érable du Carré d’Youville. Règle générale, les commerçants qui reconnaissent la valeur d’une bonne saucisse chaude doivent faire preuve d’imagination pour contourner la règlementation municipale. À ce titre, mention honorable au Bar le Sacrilège pour son stand très apprécié dans la cour intérieure et au rusé Müvbox à Montréal.

Même nos dépanneurs n’offrent pas ce mets distingué, contrairement aux incontournables 7-eleven, qui en vendent plus de 100 millions par année en Amérique du Nord. Parlant de chiffres, un américain moyen mange 60 hot-dogs par année. Et 10% des hot-dogs vendus le sont d’un stand à hot-dog.

À Montréal, même chose. En mai 1947, la Ville de Montréal a refusé de renouveler les permis des quelque 200 « camions à patates frites » prétextant qu’ils créaient des problèmes de circulation et de santé publique. En 2002, le débat a refait surface après qu’un téméraire ait osé défier la Prohibition du chien-chaud.

Après une consultation publique animée, l’arrondissement Ville-Marie opte finalement pour le statu quo : « Au final, c’est la préservation de l’espace public qui en sort gagnante, dans l’optique d’une revalorisation de la vie communautaire. » lit-on sur le site web de la Ville. Bullshit.

Dans les faits, les seuls gagnants à maintenir cette interdiction quasi unique au monde, ce sont les McDo de ce monde qui gardent le monopole des fringales de fêtards en fin de soirée. Au détriment d’entrepreneurs travaillants et honnêtes.

Honnêtement, quel est le risque d’autoriser ce genre de commerce à Québec et Montréal ? De voir les trottoirs s’encombrer du jour au lendemain d’une mer de commerçants se lançant dans une guerre mondiale du hot-dog ? D’assister à une montée vertigineuse de choléra, de la vermine et des crimes violents ?

Comme pour toute activité économique, un certain encadrement s’impose et permet de rendre la vente de hot-dog un gagne-pain sécuritaire et profitable pour la collectivité. À Manhattan par exemple, des restrictions très sévères s’appliquent : nombre d’emplacements limité à environ 3000 avec liste d’attente de plusieurs années pour l’obtention d’un emplacement, licence obligatoire allant jusqu’à 300 000$ et prix plafond pour le hot-dog et la cannette de liqueur. À Vancouver, un comité formé de chefs, d’hommes d’affaires et de blogueurs sélectionne les commerces dignes de se joindre au réseau en allant jusqu’à analyser la qualité nutritionnelle de la nourriture offerte. Ajoutez à cela quelques organisations de commerçants qui défendent leurs membres, tels le Toronto Street Food Vendors Association (SFVA) ou le Mobile Food Vendors Association, et vous avez un marché économique entièrement fonctionnel !

Je continuerai donc encore de rêver au jour où je pourrai acheter un bon gros hot dog ketchup-oignons sur le parvis de l’Église St-Roch, dans les jardins St-Roch, au Carré d’Youville…

En attendant, il y a au moins un endroit au Québec où je pourrai continuer à m’offrir mon petit encas préféré sur la rue entre deux boutiques, et vous ne devinerez jamais où….

©dupontboudreault

… en plein quartier DIX30 à Brossard !

ESCOUADE DE TESTEURS BÊTA CLIQUEZ ICI !

Bonjour à toutes et tous,

Depuis quelques mois déjà, nous (Dominique et Bruno) travaillons sur un projet qui nous tient à cœur. Nous voulons lancer un blogue que nous espérons voir devenir un lieu d’échange, pas seulement pour nous mais à assez grande échelle, à Québec et ailleurs.

Notre blogue aura plusieurs sujets principaux et secondaires pour nous laisser le plus de latitude possible, mais quelques thèmes principaux y seront abordés : urbanisme, design, architecture, patrimoine, développement économique et social, etc.

Nous avons déjà accompli beaucoup de travail vers le lancement officiel de notre blogue. Le défi est maintenant de resserrer les vis slacks et de raboter les coins rough. Et c’est là que vous entrez en jeu.

Avant de lancer officiellement notre blogue (et notre lancement devrait être digne de ce nom, avec campagne sur médias sociaux, communiqué de presse aux médias et 5 à 7 de lancement), nous avons besoin de votre aide, de vos commentaires (les plus crus et directs possibles) sur notre blogue.

Vous êtes donc les 15 testeurs privilégiés qui goûteront à la version bêta de notre blogue pour une période d’ajustement d’un mois, peut-être plus.

Votre mission, si vous l’acceptez, sera de suivre notre blogue au cours de cette période d’essai, d’essayer de lui trouver des failles et points à améliorer, et nous fournir vos commentaires honnêtes concernant tous les aspects du blogue, notamment : contenu, contenant, style, design, couleur, opinions, médias sociaux.

Bref, nous sommes ouverts et c’est pour nous améliorer qu’on fait ça!

Détail important : en tant que testeurs officiels de dupontboudreault – le blogue, vous êtes tenus au secret professionnel. Nous ne voulons pas vendre la mèche et dégonfler notre lancement donc nous vous demandons d’attendre notre lancement officiel pour partager nos coordonnées à vos familles et amis. Nous vous tiendrons informés de la suite des opérations.

Ceci est le site principal du blogue où vous trouverez la presque totalité du contenu produit.

Vous êtes également invités à nous suivre sur Facebook et Twitter où vous trouverez du contenu exclusif et où les lecteurs seront invités à réagir au contenu du blogue principal. (Merci de supprimer ou de masquer le « J’aime dupontboudreault» afin que personne ne puisse le voir sur votre statut.)

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À l’heure actuelle, nos pages sont encore blanches, mais vous assisterez lentement à l’apparition de nouveau contenu selon l’horaire hebdomadaire suivant :

Mardi et vendredi : court texte avec des liens intéressants

Lundi et jeudi : textes d’opinion avec photos, liens, possibilités de discussions sur n’importe quel sujet et d’opinion libre.

Nous inclurons aussi des éléments ponctuels tels que citations, photos, ajouts à un texte déjà publié, etc.

Prochaine étape : rendez-vous lire notre billet d’introduction « dupontboudreault bonjour! » et suivez ensuite nos billets quotidiens sur : dupontboudreault.tumblr.com

S.V.P. utilisez l’adresse suivante pour nous faire parvenir tous vos commentaires concernant le blogue : dupontboudreault@gmail.com

 

Merci infiniment de votre aide pour notre projet qui nous tient beaucoup à cœur.

Nous vous recontacterons plus tard pour vous faire part de l’évolution de dupontboudreault.

D’ici là, bonne lecture!

 

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Dominique Dupont et Bruno-Clément Boudreault

dupontboudreault bonjour !

dupontboudreault bonjour !

dupontboudreault est la réunion de deux passionnés de la vie et de la ville. De la ruelle aux chemins de gravelle, de la maison mobile au gratte-ciel, de la vieille grange aux jumelés en Canexel, ce couple de jeunes amoureux, créatif et ambitieux, vous traînera dans les moindres racoins de l’urbanité par leurs commentaires et réflexions.

Les forces en présence:

Dominique Dupont

 

Avec la géographie dans le sang et l’aménagement du territoire dans le cœur, Dominique aime l’ambiance, les formes et les textures de la ville. Amoureuse du design, de patrimoine et de cultures, cette jeune femme carbure aux projets créatifs et stimulants qui lui font vivre ses passions. Elle rêve un jour de vivre à l’étranger, de rénover une vieille maison, de fonder une famille, de se lancer en affaire et de changer le monde, un défi à la fois.

Bruno-Clément Boudreault

 

Jeune homme urbain extirpé du Lac-Saint-Jean, mi-politicien, mi-économiste, mi-urbaniste. Bruno est amoureux du béton et du bois de grange, des grandes friches industrielles, des enivrantes banlieues pavillonnaires en cul-de-sac, des mégas complexes fonctionnalistes et des campagnes isolées dignes du Far West. Il est parfois cowboy, parfois raffiné, mais toujours créatif, agressif, entrepreneur, articulé, provocateur et passionné. Il rêve de fonder une entreprise, de gagner une élection, de vivre à New York, d’avoir une terre et un vieux pick-up Ford à la campagne et de fonder une famille.

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dupontboudreault est la réunion de deux passionnés de la vie et de la ville. De la ruelle aux chemins de gravelle, de la maison mobile au gratte-ciel, de la vieille grange aux jumelés en Canexel, ce couple de jeunes amoureux, créatif et ambitieux, vous traînera dans les moindres racoins de l’urbanité par leurs commentaires et réflexions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Au menu : Actualités, commentaires, photographies, citations, recommandations et découvertes touchant urbanisme, patrimoine, économie, design, ruralité, architecture, politique et plus. Bienvenue chez dupontboudreault – le blogue. BETA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . twitter.com/dbquebec --- facebook.com/dupontboudreault --- dupontboudreault@gmail.com

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